Fernando -> Jacaré

Après trois jours à Fernando. Nous sommes sur le départ vers le continent. Nous apprenons que trois membres de l’équipage décident de quitter le navire. Ils préfèrent profiter un peu plus de ce paradis terrestre. C’est pour nous une surprise. Cependant ils nous présentent un couple de deux jeunes garçons brésiliens qui souhaitent rejoindre le continent par la mer. Muro et Yura ont une vingtaine d’années et sont adorables. Nous appréhendons toutefois car ils ne connaissent ni le bateau, ni la mer, et ses conditions parfois musclées. La veille du départ. Ils viennent à bord pour se présenter et déjà souffrent du mal de mer. Cela nous semble compliqué mais il n’y a que 250 M de navigation à courir.

Nous partons de Fernando de Noronha en direction de Jacaré.

Comme le compteur de chaine ne fonctionnait pas, il était difficile d’évaluer la longueur de chaine à l’eau. Après réparation,  Nous constatons que toute la chaine avait été déroulée.

Il est 18 heures. La nuit tombe vite. Le vent est dans la bonne direction et la mer peu agitée. Nos nouveaux amis brésiliens ne se sentent pas bien, comprimés de « Mercalm », huiles essentielles, sot à portée de main.

Ils seront malades pendant 2 jours.

 

La traversée est bonne, les lignes sont à l’eau et deux beaux spécimens mordent. Un Barracuda et un Tazar. Magnifique. La cure de poisson continue.

 

Rapidement le sondeur remonte et nous naviguons un long moment dans des eaux peu profondes. Nous prenons le chenal qui nous mènent à l’embouchure du fleuve Paraiba qui nous remontons sur 5 miles, avec très peu d’eau. Amaury prend la carte et guide Nathalie qui est à la barre pour se frayer un chemin à travers les méandres du fleuve. Sur tribord il y a de pécheurs à pieds qui semblent être au milieu du fleuve. Soudain sur barque, des pécheurs nous disent bonjour, Nathalie répond, mais les signes et les cris continuent. Etonnée par cette attitude, Nathalie inquiète interpelle Amaury, qui scrutant l’horizon aperçoit un filet qui barre le passage. Barre à bâbord toute, point mort, nous avons évité le filet de justesse.

Puis nous le suivons jusqu’à son extrémité, le sondeur indique 1.5 m, le stress est à son comble mais le sondeur n’ira pas plus bas. Ouf.

A Jacaré, nous sommes attendus et nous voilà amarrés en bout de quai. Voilà 15 jours que Ciceron n’a pas retrouvé un quai. Yura et Muro, amarinés sont cependant ravis de retrouver la terre ferme. Ainsi que Cyber et Inca.

Un équipier nous quitte à Jacaré pour continuer son périple à vélo en direction de la Colombie.

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